13 mai 2007
Ca n'arrive pas qu'aux autres !!!!
Hier soir, nous étions invités par Elisabeth & Didier, grands-parents d'Ilhona, à déguster avec leurs amis une paëlla au feu de bois sur la plage de Grand'Anse! Après 5 jours épuisants de braderie, cette soirée était la bienvenue pour se détendre un peu.
Nous les rejoignons donc à 19h (après la journée braderie) sur la plage où mijotait une odorante paëlla sur un magnifique feu de bois préparé sur l'un des barbeccues de la plage. L'endroit est magnifique, on est face à la mer et au bassin de baignade, méconnaissable car la mer est montante. On décide de prendre l'apéro près du feu et pendant que les uns ouvrent les bouteilles, les autres préparent les biscuits, j'installe la grande nappe où l'on commence à déposer les gateaux et les 8 marmailles qui étaient là commencent à picorer dans les plats.
Et tout à coup .......... un grand wraaouuuuuuuuuuuuummmmmmmmmmmmmmmmmm puis shplachhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh et enfin pchittttttttttttttttttttttttttttttttttt : une vague énorme vient de franchir le mur de deux mètres qui nous protège de la mer et s'écrase sur le barbeccue qui s'éteint immédiatement, emportant poële à paëlla et paëlla et je hurle "courez!" aux gamins qui détallent à tout vitesse, sauf un, de deux ans, qui tourne le dos à la vague et ne comprend pas ce qui se passe ... Je suis la plus proche de lui, je ne sais pas où sont les autres adultes mais, malgré ma trouille légendaire de la flotte, je fonce sur lui, de l'eau jusqu'au genou, le gamin en a déjà jusque sous les bras, je le chope pour le sortir de là, le passe à Did qui a eu le temps de se précipiter vers moi, qui le passe à son père et j'essaie de sauver le reste des meubles (en carton!!!) jusqu'à ce qu'une deuxième vague arrive et emmène définitivement ce qui pouvait être sauvé !!!
On fait le compte des marmailles : tout le monde est là, sain et sauf !!!!!
En 20 minutes on rassemblera ce qui pourra être récupéré et on décampera: la poële à paëlla sera retrouvée sur les galets à 5 mètres du barbeccue, la marmite à carri sera retrouvée dans un arbre, on déplore la perte d'une paire de chaussures et d'ustensiles de cuisine mais surtout ............. de la fameuse paëlla aux queues de langoustes !!!!!! Les requins se régalent....
Je ne vous raconte pas tout ça pour me faire mousser mais simplement pour extérioriser, car, comme certains l'ont déjà fait remarquer, le blog est un très bon psy et je voudrais éviter de refaire des cauchemars la nuit prochaine ! Et je voudrais surtout que cesse le truc qui m'a fait galoper entre 7h et 8h30 ce matin.... enfin.... vous voyez kess keuj veux dire !!!!!!!!
Merci Docteur !
Voici les nouvelles lues aujourd'hui :
Hier soir, les vagues ont commencé à frapper, à la surprise générale, tout le Sud-Ouest de l’île, jusqu’à Saint-Gilles. Aux Brisants, le Club nautique de Bourbon a subi la houle de plein fouet. Une vingtaine de hobbies scat a été emportée par des vagues déferlantes sur le parking voisin des brisants, charriant avec elles sable et rochers. Les petits voiliers ont été entraînés jusque dans le port. Certains se sont enchevêtrés les uns sur les autres, bloqués par le ponton. Les dirigeants du club ont tenté de sauver quelques bateaux épargnés, en les remontant jusqu’à la route. Les gendarmes ont immédiatement fermé l’accès aux Brisants où la rondavelle menaçait d’être emportée par les flots, ainsi que celui de Roches Noires, où la rue était déjà remplie de sable, ramené par la houle. À l’Hermitage, au niveau du lagon où le niveau de l’eau est monté très rapidement, une maison a été inondée et de nombreux pique-niqueurs ont été obligés d’abréger ou de déménager en vitesse leur campement. À La Saline, une vague a atteint la piscine de l’hôtel des Villas du Lagon. À minuit, aucun dégât n’était encore à déplorer du côté de Boucan et de Saint-Paul, mais la houle ne faiblissait pas, bien au contraire. Dans toute la zone, les forces de l’ordre sont restées en alerte toute la nuit, après s’être fait surprendre comme toute l’Île, par ce phénomène de forte ampleur et toujours inexpliqué.


