03 mai 2007
La poisse !
Ce n'est pas son nom, mais une bien drôle de maladie commence à se répendre dans les écoles de l'île et cette maladie, cantonnée jusque là à l'ouest et au nord, est arrivée jusque dans le sud: la gale !!!!!
Ce matin donc, on m'a demandé de faire mon cours d'anglais dans la cour de l'école (tout comme les autres enseignants !) afin de prendre le moins de risques possible car un cas de gale a été identifié lundi dans cette école (dont je tairai le nom) chez les CM2 dont j'occupe normalement la classe pour faire cours alors qu'ils vont à la piscine.
La mairie est intervenue mercredi pour désinfecter les classes...mais seulement les classes de maternelle .... ! Les classes de primaire ont été oubliées...
Les enseignants, ayant peur de la contamination, ont décidé d'enseigner dehors ! J'ai donc suivi le mouvement au cas où cette mesure serait vraiment salvatrice.
Je ne connais pas du tout cette maladie, voilà donc ce que je découvre avec vous, et je me rends compte que, cours dehors ou pas, ça ne va rien changer pour moi ! En tous cas, depuis que je sais ça, jeum gratte !!!! Et les chachats vont passer à la détection avec mes yeux lasers pendant la douche !
Qu'est-ce que c'est ?
La gale est une infection due à un parasite appelé sarcopte. Cette affection est très fréquente et cosmopolite. Le nombre de nouveaux cas est en diminution depuis 1985.
La femelle sarcopte creuse un tunnel dans la couche la plus superficielle de la peau (la couche cornée) et y pond ses oeufs. La salive du parasite provoque une réaction à type d’urticaire très prurigineuse (démangeaisons intenses).
Causes et facteurs de risque
Le parasite est un acarien de la famille des Sarcoptidae.
Le principal facteur de risque est la promiscuité (crèches, écoles, épidémies familiales). Le réservoir du parasite est strictement humain, la transmission est strictement inter humaine par contacts cutanés directs (partage de la literie, des vêtements ou à l’occasion de rapports sexuels).
Il est à noter que la gale est une maladie très contagieuse : un seul contact suffit pour être infecté.
Les signes de la maladie
L’incubation (entre la contamination et les premiers symptômes) est variable : de quelques jours à plusieurs semaines.
Les démangeaisons dominent le tableau clinique et motivent le plus souvent le patient à consulter son médecin traitant. Elles sont d’intensité variable mais présentent des caractères spécifiques devant faire penser au diagnostic : l’entourage du patient (collectivité, famille) se gratte aussi, les démangeaisons sont accentuées le soir et se localisent à certains endroits caractéristiques : entre les doigts, poignets, face antérieure de l’avant-bras, plis du coude, aisselles, aréoles des seins, ombilic, ceinture, triangle des fesses, verge et face interne des fesses. Le dos et le visage sont épargnés (sauf chez le nourrisson où des localisations aux paumes des mains et des pieds sont fréquemment retrouvées).
La consultation
Il doit rechercher des signes spécifiques de la gale qui peuvent manquer en cas d’hygiène rigoureuse ou de contamination récente.
Le médecin recherchera des sillons (fins trajets sinueux) présents au niveau des zones de prurit, des vésicules perlées (liquidiennes), des chancres scabieux (gland et fourreau de la verge) et des nodules scabieux.


